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Comment les décisions stratégiques s’harmonisent-elles avec les pratiques organisationnelles plus larges?

Au 3 mars 2026, l’évolution la plus marquante en matière de retour au bureau (RAB) au Canada est une nouvelle orientation fédérale (annoncée le 5 février 2026) visant à accroître la présence sur site des fonctionnaires fédéraux admissibles — notamment en exigeant des cadres une présence à temps plein sur site (cinq jours par semaine) et en exprimant l’intention de faire passer les autres employés admissibles à quatre jours par semaine.

Il s’agit d’un changement important par rapport au cadre en vigueur depuis le 9 septembre 2024, lorsque le « modèle hybride commun » du gouvernement fédéral exigeait que la plupart des employés admissibles de l’administration publique centrale soient présents sur site au moins trois jours par semaine, les cadres devant quant à eux être présents au minimum quatre jours par semaine.

La justification officielle d’une présence accrue en personne repose principalement sur le renforcement de la collaboration, de l’intégration et de la culture organisationnelle (plutôt que sur une démonstration chiffrée de gains de productivité).

Parallèlement, la mesure et la causalité en matière de productivité — y compris l’impact du lieu où le travail est effectué — demeurent contestées et difficiles à établir de manière probante. Par exemple, une analyse de Statistique Canada sur la productivité pendant la période pandémique n’a trouvé aucune preuve concluante que le travail à domicile augmente ou diminue la performance de productivité dans les secteurs étudiés.

Le risque lié à la mise en œuvre constitue un thème dominant des critiques actuelles. Des reportages de La Presse canadienne soulignent des mises en garde concernant un nombre insuffisant de postes de travail et des incertitudes quant à la capacité réelle des espaces à soutenir une fréquentation accrue, dans un contexte de gestion immobilière fédérale et d’augmentation des effectifs depuis l’adoption généralisée du télétravail en 2020.

Le risque en matière de relations de travail est également accru : les principaux syndicats fédéraux s’opposent à cette nouvelle orientation, invoquant un manque de consultation pendant les négociations collectives et annonçant des contestations formelles.

Le paysage du travail post-pandémique au Canada continue d’évoluer, et l’un des enjeux stratégiques les plus débattus en 2026 concerne les mandats de retour au bureau, particulièrement au sein de la fonction publique fédérale. À travers les ministères fédéraux, les employeurs, les syndicats et les acteurs politiques tentent d’équilibrer les objectifs opérationnels, les données disponibles sur la productivité, les attentes de la main-d’œuvre et les réalités du marché du travail.

Voici un aperçu clair et à jour des principaux développements et des enjeux en cause.

Service public fédéral : une attente accrue de présence sur site

Au début de 2026, le gouvernement fédéral a publié une nouvelle directive exigeant que les fonctionnaires centraux travaillent en personne au moins quatre jours par semaine, les cadres devant être présents à temps plein. Cette mesure s’ajoute aux politiques hybrides antérieures qui prévoyaient une présence minimale, sans exiger quatre jours obligatoires.

Certains acteurs politiques ont appelé à davantage de flexibilité ou à des ajustements à l’ordonnance de retour au bureau, illustrant un débat parlementaire continu sur le degré de rigidité approprié de ces politiques.

Le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada a précisé que les exigences minimales existantes demeurent en vigueur et qu’aucun changement officiel n’a été apporté en lien avec les rumeurs d’un éventuel mandat de cinq jours. Le président du Conseil du Trésor, Shafqat Ali, a indiqué examiner les préoccupations syndicales à ce sujet, tout en affirmant que « rien n’a changé » dans la politique actuelle.

Ce que dit précisément la nouvelle annonce concernant les jours en présentiel

Les communications fédérales du 5 février 2026 établissent deux niveaux distincts :

  • Cadres supérieurs : « À compter du 4 mai 2026, les cadres devront travailler sur site cinq jours par semaine. »
  • Autres employés admissibles : « L’intention est que tous les employés travaillent sur site quatre jours par semaine à compter du 6 juillet 2026. »

Il est important de distinguer entre une exigence formelle (pour les cadres) et une intention exprimée (pour les autres employés), puis d’examiner les directives internes propres à chaque organisation (par exemple, les directives de l’administrateur général, les exceptions opérationnelles et les processus d’accommodement).

À quoi ressemble le débat fondé sur les données probantes

Une analyse récente publiée dans Policy Options critique le mandat fédéral de retour au bureau sur la base des preuves disponibles, soulignant :

  • L’absence de preuve claire que le télétravail ait réduit la productivité dans la fonction publique fédérale durant la pandémie ;
  • Le fait que le travail hybride et à distance ait contribué à corriger certaines inefficacités opérationnelles et à accélérer la modernisation.

L’article soutient que si les politiques de RAB sont motivées par des objectifs comme la collaboration ou la culture organisationnelle, ces objectifs devraient être clairement définis et étayés par des données probantes.

Arguments officiels en faveur de la présence en personne

Les communications fédérales ont constamment mis en avant les avantages qualitatifs des interactions en personne — notamment en matière de collaboration, d’intégration et de cohérence organisationnelle.

Le message du 1er mai 2024 aux sous-ministres soulignait les bénéfices des interactions en personne et visait à permettre une transition progressive tout en exigeant des dirigeants qu’ils assurent la conformité.

Ce que les données peuvent — et ne peuvent pas — conclure sur la productivité

Les données canadiennes sur la productivité demeurent mixtes et dépendantes du contexte. Une position prudente consiste à éviter toute affirmation catégorique en l’absence de mesures précises des résultats organisationnels.

L’analyse de Statistique Canada sur la période pandémique indique qu’aucune preuve concluante ne démontre que le télétravail augmente ou réduit la productivité globale, les effets étant variables selon les secteurs et les conditions.

Le Groupe de travail sur la productivité de la fonction publique recommande par ailleurs d’améliorer les mécanismes de mesure de la productivité dans le secteur public, notamment par le développement d’indicateurs clairs de résultats et l’utilisation accrue des données.

Cela ne tranche pas la question du lieu de travail, mais souligne qu’il est difficile d’attribuer les variations de productivité à la seule présence en bureau sans indicateurs bien définis.

Réactions syndicales et signaux en relations de travail

Des syndicats comme l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC/PIPSC) et l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC/PSAC) contestent la directive, invoquant :

  • L’absence de preuves publiques justifiant la rigidité du mandat ;
  • Les défis opérationnels liés aux espaces de travail ;
  • Les impacts potentiels sur la productivité, la rétention et le bien-être ;
  • Le manque de consultation pendant les négociations collectives.

Des griefs de politique et des plaintes pour pratique déloyale de travail ont été signalés.

Pour les dirigeants, l’enjeu principal n’est pas de prédire l’issue de ces contestations, mais de reconnaître que le contexte de mise en œuvre est sensible, tant sur le plan juridique qu’émotionnel. La rigueur procédurale, la documentation, l’accommodement et la cohérence managériale sont essentiels.

Signaux en relations de travail et risques juridiques soulevés par les syndicats

Les communications syndicales de février 2026 indiquent un niveau élevé de tension. L’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC/PIPSC) soutient que la nouvelle directive ne repose pas sur des données probantes rendues publiques et demande une pause ainsi qu’un engagement significatif. Le syndicat fait également référence aux déclarations publiques du gouvernement concernant le télétravail (telles que rapportées par le syndicat) et présente le télétravail comme un facteur favorable au recrutement et à la rétention.

Par ailleurs, l’IPFPC indique avoir déposé une plainte pour pratique déloyale de travail ainsi qu’un grief de politique contestant ce qu’il qualifie de modification unilatérale de la Directive sur la présence prescrite, faisant passer l’exigence de trois à quatre jours à compter du 6 juillet 2026.

L’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC/PSAC) décrit également le nouveau mandat comme ayant été annoncé « sans aucune consultation avec les syndicats » pendant les négociations collectives et souligne son intention de contester ces changements, y compris par des moyens juridiques.

Un autre signal en matière de relations de travail dans la déclaration de l’AFPC est la référence à une décision impliquant la Commission des relations de travail et de l’emploi dans le secteur public fédéral concernant des dispositions relatives au télétravail (mentionnée par le syndicat comme élément contextuel appuyant sa position).

Pour les dirigeants, l’implication principale — sans spéculation — ne réside pas dans l’issue de ces différends (qui ne peut être déterminée à partir des sources actuelles), mais dans le fait que le contexte de mise en œuvre est juridiquement et émotionnellement chargé. Cela renforce l’importance de l’équité procédurale, d’une documentation rigoureuse, des mesures d’accommodement appropriées et d’orientations cohérentes à l’intention des gestionnaires.

Contexte de la main-d’œuvre et du marché du travail

Dans une grande partie du marché du travail — tant dans le secteur public que privé — les modalités hybrides sont devenues une attente de base pour de nombreux postes professionnels et du savoir. Les analyses d’offres d’emploi et des pratiques organisationnelles indiquent que les modèles hybrides prédominent, tandis que les postes entièrement en présentiel sont de plus en plus évités par les chercheurs d’emploi.

Cela complexifie la capacité du gouvernement fédéral à demeurer concurrentiel dans l’attraction des talents, particulièrement lorsque la rémunération peut être inférieure à celle du secteur privé et que la flexibilité du télétravail est perçue comme un avantage non financier.

Capacité des espaces de travail et « avons-nous réellement la capacité physique de le faire? »

Un reportage de La Presse canadienne (17 février 2026) met en lumière un risque opérationnel central : un nombre insuffisant de bureaux ou de postes de travail par rapport à l’augmentation de la présence exigée. Le reportage indique que Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) n’avait pas répondu à des questions répétées concernant la disponibilité suffisante d’espaces pour accueillir une fréquentation accrue, dans un contexte où la fonction publique a connu une croissance depuis 2020.

Le même reportage souligne que le Budget 2024 engageait SPAC à réduire de 50 % ses espaces de bureaux sur dix ans par des ventes ou des baux, et que le ministère a indiqué que cet objectif serait ajusté étant donné que les fonctionnaires passeraient davantage de temps au bureau.

Du point de vue des infrastructures, les dirigeants devraient considérer la « préparation des espaces » comme une condition préalable. Si une organisation ne peut pas fournir de façon fiable des postes de travail sécuritaires et fonctionnels pour répondre aux exigences de présence, le mandat devient difficile à mettre en œuvre sans perturber les opérations ni générer de la frustration chez les employés. La déclaration officielle de SPAC indique que le ministère travaille avec ses partenaires pour assurer un espace adéquat et une transition harmonieuse, mais elle ne précise pas le niveau de préparation par site.

Conditions de travail et préoccupations en matière de santé et sécurité

Dans le même reportage de La Presse canadienne, des syndicats expriment des préoccupations concernant l’état de certains immeubles fédéraux (y compris la présence de nuisibles et l’entretien différé). SPAC reconnaît que son parc immobilier est vieillissant et affirme prioriser les réparations dans les immeubles occupés, en veillant à ce que ceux-ci soient sécuritaires, fonctionnels et conformes aux exigences en matière de santé et sécurité.

Compte tenu de la sensibilité réputationnelle de ces enjeux, les dirigeants devraient éviter d’amplifier des affirmations au-delà des éléments démontrés, tout en s’abstenant de les minimiser. Des processus crédibles et documentés en matière de santé et sécurité au travail, ainsi qu’une communication transparente des échéanciers de correction, sont essentiels pour assurer la crédibilité de la mise en œuvre.

Contexte du marché du travail et implications en matière de recrutement et de rétention

Contexte canadien élargi : le télétravail diminue, mais le modèle hybride demeure stable

Les données de Statistique Canada indiquent qu’en mai 2025, 17,4 % des personnes occupées travaillaient principalement à domicile (en baisse par rapport à 18,7 % en mai 2024), tandis que 82,6 % étaient des navetteurs travaillant habituellement la majorité de leurs heures à l’extérieur du domicile.

Parallèlement, Statistique Canada observe que la proportion de travailleurs qui travaillent habituellement à la fois à domicile et à l’extérieur du domicile demeure autour de 10 % (mai 2025), mais que ces travailleurs passent une part croissante de leurs heures à l’extérieur du domicile.

Cela est pertinent pour les dirigeants, car cela suggère que :

  • La majorité des employeurs et des travailleurs au Canada fonctionnent déjà avec une présence importante sur site à l’échelle nationale ;
  • La concurrence ne porte plus principalement sur « télétravail ou bureau », mais plutôt sur « dans quelle mesure l’expérience hybride est-elle flexible, prévisible et bien soutenue? »

Recrutement et rétention : ce qui est appuyé par les sources et ce qui demeure non établi

L’analyse publiée dans Policy Options soutient que les modalités de télétravail et de travail hybride ont servi d’incitatifs non financiers favorisant le recrutement et la rétention, et que leur restriction pourrait réduire le bassin de talents, particulièrement dans les rôles spécialisés.

Il s’agit d’un argument analytique (et non d’un ensemble de données RH fédérales), mais il concorde avec les positions syndicales selon lesquelles le télétravail soutient le recrutement et la rétention.

Ce qui n’est pas précisé dans les sources officielles examinées ici, c’est a) une estimation fédérale chiffrée du taux d’attrition anticipé en raison de la nouvelle attente de quatre jours sur site ; b) une analyse différenciée des impacts sur le recrutement selon les groupes professionnels, les régions ou les étapes de carrière.

Lorsque les dirigeants ont besoin de telles estimations, ils devront s’appuyer sur leurs propres analyses internes en ressources humaines ou sur des publications officielles additionnelles non présentes dans les sources citées.

Contexte budgétaire et effectifs : un facteur amplifiant la discussion sur les talents

Le contexte de la main-d’œuvre fédérale au début de 2026 ajoute un niveau de complexité. Les rapports du gouvernement du Canada sur les réductions d’effectifs indiquent un engagement à ramener la population de la fonction publique à 330 000 employés (comparativement à près de 368 000 en 2023–2024), ainsi qu’une réduction estimée de 16 000 équivalents temps plein sur trois ans dans le cadre de l’Examen des dépenses globales. Ces mesures s’accompagnent de réductions dans les postes de direction et d’une initiative de retraite anticipée (avis transmis à des dizaines de milliers de fonctionnaires).

Quelle que soit la position d’un dirigeant à l’égard du retour au bureau, ce contexte tend à accroître la sensibilité des employés aux signaux liés à la confiance, à l’équité et à la stabilité — rendant le « comment » de la mise en œuvre aussi important que le « quoi » de la politique.

Implications pratiques pour les dirigeants

Les sources convergent vers une leçon centrale : le succès ou l’échec de ce virage stratégique dépendra moins du nombre de jours exigés que de la qualité de l’exécution opérationnelle, de la clarté des directives et de la rigueur des mécanismes de mesure.

Voici les actions recommandées pour les dirigeants :

  • Traduire l’intention centrale en règles opérationnelles explicites (et les publier à l’interne). Lorsque le libellé officiel parle d’« intention » (pour les employés) plutôt que d’une directive consolidée unique, les employés se tourneront vers les orientations ministérielles. Clarifiez les principes d’horaire, les heures de présence essentielles, les normes d’équipe et ce qui constitue du temps « sur site ».
  • Traiter la capacité des espaces de travail comme une condition préalable, et non comme un élément secondaire. Validez les hypothèses concernant le ratio postes/employés, la performance des systèmes de réservation, l’achalandage lors des journées de pointe et les plans de contingence pour les situations où aucun poste n’est disponible. Les reportages de La Presse canadienne indiquent que ces éléments constituent déjà des points de friction connus.
  • Renforcer la crédibilité en matière de santé et sécurité au travail par des mesures correctives visibles et assorties d’échéanciers clairs. Si les préoccupations des employés portent sur l’état des immeubles, la présence de nuisibles, la ventilation ou l’ergonomie, mettez en place des mécanismes d’intervention rapide avec les partenaires immobiliers et communiquez les échéanciers ainsi que les critères de résolution.
  • Mesurer les résultats, et non seulement la présence. Le groupe de travail fédéral sur la productivité souligne la nécessité d’améliorer la mesure de la productivité dans les services publics, notamment par le développement d’indicateurs de service et de mesures plus claires des résultats. Les dirigeants devraient définir trois à cinq indicateurs de résultats opérationnels ou de service et les suivre avant et après la mise en œuvre (en précisant les limites liées à l’attribution).
  • Mobiliser les agents négociateurs tôt et documenter les consultations. Étant donné que les syndicats annoncent des contestations formelles et évoquent un manque de consultation, un engagement proactif peut réduire les conflits évitables et faciliter le déploiement pratique (par exemple en matière de santé, sécurité et ergonomie).
  • Investir dans la conception de l’intégration et de la collaboration afin que les journées sur site produisent réellement les bénéfices annoncés. Si la collaboration, l’intégration et la culture organisationnelle constituent les principaux motifs invoqués, demandez aux équipes d’identifier les activités qui gagnent à être réalisées en personne (formation, mentorat, réunions de service, séances d’innovation) et protégez ces espaces.
  • Protéger les compétences difficiles à remplacer grâce à des outils de flexibilité ciblés. Lorsque la concurrence en matière de recrutement est forte (postes spécialisés ou techniques), envisagez des formes de flexibilité adaptées aux rôles qui demeurent cohérentes avec les orientations organisationnelles. Selon Policy Options et les syndicats, restreindre la flexibilité pourrait réduire le bassin de talents.

Conclusion

Dans la fonction publique canadienne, les politiques de retour au bureau deviennent plus prescriptives — avec une présence attendue d’au moins quatre jours par semaine pour la majorité des employés et cinq jours pour les cadres. Le débat se poursuit quant au fondement probant et à l’adéquation de ces mandats avec les normes modernes du travail.

Les syndicats continuent de préconiser des modèles hybrides négociés. Les dirigeants, tant au sein du gouvernement qu’à l’extérieur, devraient suivre attentivement ces développements afin d’éclairer leurs propres stratégies organisationnelles dans un environnement de travail post-pandémique en constante évolution.

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Philippe Patry

Philippe Patry

Philippe is a member of the ADR Institute of Canada, a member of the Institut de médiation et d’arbitrage du Québec, a member of the BAR since 1995, and holds a Chartered Mediator (C. Med). As a bilingual lawyer, trained investigator, and dispute resolution expert with a wealth of experience in social work and psychology, Philippe is uniquely qualified to perform workplace investigations, mediations, restorations, and mindfulness services for public and private sector organizations. Acting with sensitivity, Philippe combines decades of experience and a passion for helping others in his comprehensive, evidence-based approach to workplace dispute resolution.

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